Sudel Fuma

Cet article sera dédié à Sudel Fuma.

Sudel_Fuma

Sudel Fuma est né à Saint Pierre le 9 avril 1952 et a perdu la vie le 12 juillet 2014.

Il était un historien français spécialiste de La Réunion. Il était par ailleurs un athlète, il a couru le 800 mètres et le 3 000 mètres steeple aux Jeux des îles de l’océan Indien 1979 puis été président de la Ligue réunionnaise d’athlétisme.

Il a commencé à enseigner à l’Université de La Réunion en 1979. Il décroche le titre de professeur des universités en histoire contemporaine en 2004.

Il a été également conseiller municipal de Saint Denis en 1989 et conseiller général de La Réunion en 1991.

Il a publié de nombreux ouvrages, cette liste est bien sûr non exhaustive (incomplet) :

 Esclaves et citoyens, le destin de 62 000 Réunionnais : Histoire de l’insertion des affranchis de 1848 dans la société réunionnaise, 1979. Réédité pour la 3e fois en 1998 sous le titre: L’abolition de l’esclavage à la Réunion.

 Histoire d’un peuple: La Réunion, 1848-1900, 1994.

 De l’Inde du sud à l’île de La Réunion, les Réunionnais d’origine indienne d’après le rapport Mackenzie, 1999.

 Le Monde créole : Peuplement, sociétés et condition humaines, 2005.

 La Révolte des oreilles coupées ou l’insurrection des esclaves de Saint-Leu en 1811 à Bourbon (Ile de la Réunion), 2011.

Les Archives départementales de la Réunion portent désormais le nom Sudel Fuma :

Le poète Réunionnais, Auguste Lacaussade

Laissons place à la poésie, un poète je présente ici. 🙂

Auguste Lacaussade

Auguste_Lacaussade

Auguste Lacaussade est né à Saint Denis de La Réunion le 8 février 1815 et mort le 31 juillet 1897 à Paris.

Il est né d’une union libre entre son père avocat d’origine bordelaise, Pierre-Augustin Cazenave de Lacaussade et sa mère, une esclave affranchie (libre) Fanny-Lucile Déjardin.

À 10 ans, on lui interdit l’entrée du Collège Royal des Colonies à cause de l’illégitimité de sa naissance (ses parents ne sont pas mariés). Il va donc faire ses études à Nantes.

En 1834, il revient à l’île de La Réunion mais l’adaptation dans cette société esclavagiste est difficile.

Il publie des articles dans la Revue des deux Mondes et dans la Revue de Paris.

En 1852, il obtient le prix Bordin décerné par l’Académie Française pour Poèmes et paysages.

Il est inhumé le 2 août 1897 au cimetière du Montparnasse. Ses restes ont été ramenés à La Réunion en 2006 et  ont été inhumés  à Hell-Bourg aux côtés de ceux de son ami le poète écossais William Falconer.

Voici son poème, « À l’île natale », tiré de Poèmes et Paysages :

À l’île natale

O terre des palmiers, pays d’Eléonore,

Qu’emplissent de leurs chants la mer et les oiseaux !

Île des bengalis, des brises, de l’aurore !

Lotus immaculé sortant du bleu des eaux !

Svelte et suave enfant de la forte nature,

Toi qui sur les contours de ta nudité pure,

Libre, laisses rouler au vent ta chevelure,

Vierge et belle aujourd’hui comme Eve à son réveil ;

Muse natale, muse au radieux sourire,

Toi qui dans tes beautés, jeune, m’appris à lire,

A toi mes chants ! à toi mes hymnes et ma lyre,

O terre où je naquis ! ô terre du soleil !

Me voici en train de lire le poème :